Chaque four (à convection ou conventionnel) porte son propre petit mythe. Et qu’en est-il de cette « mystérieuse » option d’auto-nettoyage ? Certaines personnes pensent que le bouton d’autonettoyage cache une équipe de minuscules épurateurs armés de laine d’acier. D’autres l’imaginent comme un portail qui avale la crasse et la culpabilité en une seule inspiration ardente. La vérité est plus étrange et bien moins glamour. Un cycle d’autonettoyage est un enfer contrôlé qui transforme les éclats de lasagne du mois dernier en une bouffée de cendres grises. C’est la version au four d’une journée au spa volcanique. Les modèles à haute température se montent à des températures qui flirtent avec 800 degrés Fahrenheit. Tout ce qui reste sur les murs ne survit pas. Il est réduit en poussière qui attend patiemment un chiffon humide. Rien de plus mystique que ça.
Il existe ensuite une autre option : le nettoyage à la vapeur. Les cycles de nettoyage à la vapeur sont les cousins les plus silencieux. Ils ne brûlent pas. Ils ne rugissent pas. Ils mijotent juste. L’eau chauffe à environ 400 degrés Fahrenheit et ramollit les saletés victimes de la gravité. Il est destiné aux petits déversements qui surviennent entre les vrais nettoyages. Les cycles de vapeur se terminent en une heure environ et refroidissent avant même que le four ne décide de soupirer. Les nettoyages à haute température durent entre une heure et 30 minutes et trois heures, parfois plus, selon l’enthousiasme du rôti de poulet entier de la nuit dernière.
Avant d’appuyer sur le bouton, le four exige un geste poli. Les casseroles et le papier d’aluminium doivent être laissés. Les miettes doivent être éliminées. L’évent doit respirer. La cuisine a besoin de fenêtres ouvertes ou d’un ventilateur d’extraction, car le cycle peut émettre des fumées qui rendent l’air légèrement hanté. Les animaux au nez sensible ont besoin d’espace dans une autre pièce.
L’étrange étiquette de laisser votre four se nettoyer tout seul
Un cycle d’autonettoyage aime prétendre qu’il s’agit d’un événement domestique complet. Il verrouille sa propre porte comme une tante victorienne qui a besoin d’intimité. Une fois qu’il commence à chauffer, il n’y a pas d’entrée polie. L’intérieur devient un haut fourneau qui fait fondre des morceaux tenaces de cette croûte à tarte achetée en magasin en flocons de mémoire méconnaissables.
Les fabricants conçoivent des cycles en fonction des niveaux de sol : légers, modérés ou lourds. Traduction : combien de fois le four a été utilisé comme champ de bataille. L’auto-nettoyage avant que la saleté ne devienne ambitieuse évite la fumée et les vapeurs colériques. Les personnes qui rôtissent souvent peuvent en utiliser davantage. Les personnes qui cuisent doucement peuvent à peine toucher le bouton. Même avec cette fonctionnalité, un nettoyage manuel de la vitre de la porte du four est inévitable. Chaque four a au moins une trace tenace.
La question que les gens se posent le plus souvent est de savoir s’ils peuvent nettoyer le four manuellement. Absolument. Le savon et l’eau fonctionnent bien entre les grands nettoyages. Le cycle d’autonettoyage n’est pas obligatoire. C’est tout simplement ce qui se rapproche le plus d’un rituel du feu intégré dans les cuisines modernes. Le nettoyage à la vapeur est plus calme mais nécessite plus d’huile de coude par la suite. Les deux existent parce que quelqu’un, quelque part, a refusé de passer ses week-ends à gratter du fromage fossilisé avec un couteau à beurre.
En fin de compte, le bouton d’autonettoyage enseigne une chose. Le four est capable d’un travail héroïque, mais il attend un témoin. Il prend vie avec la chaleur, la fumée et un peu de drame, puis laisse derrière lui un espace calme qui semble prêt pour le prochain désastre de cuisine.









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