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Un épisode de l'histoire des conserveries turballaises dans le dernier numéro des Cahiers du Pays de Guérande

Dans leur dernier numéro qui vient de paraître, les Cahiers du Pays de Guérande s'intéressent à un épisode des conserveries turballaises, qui précéda la seconde Guerre mondiale. Il s'agit de l'ouverture, en avril 1939, de la conserverie Pierre Chancerelle, à la Croix-de-l'Anse. L'article reconstitue le parcours administratif de la demande depuis son dépôt en Préfecture jusqu'à son autorisation d'ouverture.
Pierre Chancerelle  1890
Pierre Chancerelle 1890

 Le passage devant diverses instances (  inspection du Travail, commission sanitaire de Saint-Nazaire, comité départemental d'hygiène), l'enquête auprès de la population, les réserves de l'arrêté préfectoral  témoignent  de la volonté des pouvoirs publics de ne pas porter préjudice à des paludiers, propriétaires de marais proches de l'usine, du souci de défendre le bien-être du personnel. 

Cette usine, installée dans les locaux d'une ancienne laverie de sel, s'arrêta de fonctionner dès 1942, pour des raisons obscures. 

Ce premier volet historique est suivi de la biographie de son propriétaire, Pierre Chancerelle. Né en  1854, à Douarnenez, il est le quinzième fils de Robert Chancerelle, un nantais d'origine, à la tête d'une véritable dynastie. Les malheurs ne manquèrent pas dans la vie de Pierre Chancerelle qui perdit sa mère, alors qu'il a onze ans, sa première épouse, qui survécut jusqu'à 88 ans à l'ablation d'un poumon. Sur le plan professionnel, il s'expatria, en pleine crise sardinière, vers 1888, au Portugal, notamment à Setubal où il dirigea plusieurs usines. Chrétien ardent, il sauva les vie de jésuites indésirables dans le pays, ce qui lui valut l'insigne papale de grand commandeur de Saint-Grégoire- Le-Grand. Il revient en France lors de première Guerre mondiale pour aider ses frères. La sardine, objet de luxe jadis, devient un produit très demandé par l'Armée. Elle fait partie du paquetage du soldat. Après une vie centrée autour de la conserverie de poissons et avoir organisé sa succession, il s'éteint à son domicile, près de Quimper. 

Dans ce numéro riche de 127 pages, un dossier est consacré à la collégiale Saint-Aubin de Guérande, aux cartes du pays de Guérande depuis le Moyen-Age. Des familles, des hommes méconnus sont mis à l'honneur : Luc, ferronnier d'art ;  le général François de Linarès . Le retour à la vie civile, les conséquences notamment démographiques de la guerre 14-18 sont aussi abordés. 

 

En vente au centre culturel Leclerc et à la maison de la presse de La Turballe au prix de 15€.

Le projet de l'usine
Le projet de l'usine
Auteur : MT | 09/04/2019 | 0 commentaire
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