La Turballe Infos

Un débat d'orientation budgétaire des plus « raisonnables »

Le premier débat d'orientation budgétaire du municipe proposé à La Turballe était ouvert et posé, à cent lieues de l'ambiance explosive des conseils du début 2014.

Les finances de La Turballe ont été présentées comme en difficulté en 2014 ce qui a conduit la municipalité à réduire ou différer des investissements pour 1,5 M€. L'année s'est terminée avec un excédent mais la majorité souhaite que la commune réfléchisse avant de lancer des investissements importants.

 Les charges de personnel sont prévues avec 3 % d'augmentation, les charges à caractère général 2%, mais il faudra s'interroger sur le remplacement ou non des employés qui partiront en retraite. Les services sont en réorganisation. Les charges courantes seront resserrées de 5 %.

Les taxes de séjour sont une piste : après la simplification de la grille de prix (on passe de 17 taxes à 3) et le « gros travail des services pour récupérer la taxe » la Commune pense gagner plus de 30 k€. progresser aussi dans le classement des stations balnéaires apportera un surclassement et des suventions supplémentaires.

Concernant les budgets annexes : le budget du camping s'équilibrera à 504 k€ avec des investissements à 177 k€, les tarifs ont été relevés de 1,1 %. « Faut-il conserver le camping et les VVF dans le giron de la commune » ? a demandé Nadine Coedel. Michel Thyboyeau a confirmé que chaque nouvel investissement est source de charges ultérieures, mais le maire explique : «les VV F prennent une grande partie de l'entretien à leur charge et c'est une vitrine pour la commune » . Quant au camping, les places étant moins chères que dans les campings privés, il permet d'attirer des clients et d'avoir aussi une fonction sociale. Mais Jean-Pierre Branchereua n'est pas opposé à fonctionner avec les deux structures : communal et privé.
Pour le cimetière, un prêt de 80 k€ sera nécessaire, 16 nouveaux caveaux seront construits (38 000€).

L'endettement par habitant est passé de 709 €/habitant à 1200 € en 2014.
Il faudra régler une dette de 2010 de 128 k€ et 170 k€ de pénalités dûes à la renégociation des emprunts toxiques s'ajoutant à 35 k€ de charges imprévues. « On n'est pas revanchards, on doit continuer » explique le maire.
Alors faut-il relever la fiscalité ? « C'est la bonne question » reconnaît Joseph-Marie Berton qui s'interroge sur l'impact de l'assiette de l'impôt. « On sait que ça va être dur, mais est-ce mesurable ? Peut-on faire des simulations sur les années à venir ? »

«Quels paris doit-on faire ? ». « Quelquefois il faut être raisonnable ». «Même si les taux sont très bas, doit-on emprunter et augmenter la dette ? » demande le maire pour qui  il « faut faire venir des gens », par exemple obtenir le label « destination pour tous ». Il ne faut pas aller vers des projets « pharaoniques » cite-t-il rappelant le conseil communautaire de la semaine dernière.
Le conseiller d'opposition préfère le terme « d'objectifs» , « où voulez-vous mener la Commune demande une conseillère d'opposition ? Vers l'habitat, la culture, le social ?» « Les trois avec la culture au sens large » répond le maire qui accepte d'utiliser «objectifs » et retire «paris ».

La proposition est de ne pas dépasser 2 m€ d'investissement pour 2015. « C'est fini les budgets supplémentaires sauf si on a des recettes à mettre en face ». Il fera la démonstration sur l'achat par préemption d'une maison rue du Manoir pour un prix net vendeur de 150 k€ dont le terrain va servir d'assise pour cinq à six maisons « solidaires » pour un coût total de 10 k€ final pour la commune.

Les commissions

La commission de la culture travaille sur les 150 ans de la Turballe, la modernisation de sa communication, avec une newsletter et la création d'une page face book.
La Commune procède à l'inventaire de  son patrimoine avec l'idée « d'éditer un ouvrage », et de définir « un circuit découverte ». Concernant la destination future de l'école Saint-Pierre une commission « élargie, incluant les adjoints » insiste le maire étudie les projets.
Le numérique a été confié au conseiller Emmanuel Roy. Il a été reconnu compétent et cela permettra de « faire des économies pour la Commune », souligne le maire. Après audit, Stéphane Hervy a idendifié des points de fragilité et des axe de progrès (logiciels, matériel, outils). La Commune de la Turballe et celle de Batz-sur-mer se sont portées volontaires pour être pilotes dans le projet de mutualisation de logiciels et d'un serveur extérieur permettant aussi une « meilleure garantie de sécurité des données qu'une commune seule ne peut a tteindre ».

Urbanisme et économie

Chistian Robin adjoint à l'urbanisme définit deux types d'investissement :
- improductifs tels qu'une salle polyvalente ;
- productifs : ouverture du Clos Mora ;
précisant « on poursuit avec l'habitat ».
Il explique que certains projets peuvent se définir dans une cascade : ainsi les services municipaux qui déménageraient libèreraient du foncier. De même le Super U, pourquoi ne pas en faire une salle polyvalente dans ce batiment laissé vide ?
La déviation va apporter de l'activité. Avec l'interdiction des rejets de poissons en mer, une industrie de transformation pourrait s'installer « autant qu'elle soit ici » précise Jean-Pierre Branchereau ajoutant « tout est lié ». Il confirme que la maintenance des éoliennes se fera bien à la Turballe, et concernant le tourisme éolien, il précise avec détermination et selon la formule à la mode qu'il « ne lâchera rien ! ». Est-ce un message pour d'autres communes qui verraient, elles aussi une source d'activité et s'apprèteraient à se mettre sur les rangs ?

Le tennis en cinq sets

Un très long échange a occupé le conseil  au sujet des tarifs de tennis et de la mise en place d'une carte d'abonnement « pour toute l'année » à 40 €. Sachant que les mineurs doivent être accompagnés pour jouer en  intérieur, et que l'heure est à 7,5 €, est-il intéressant ou non de prendre une carte ? Est-on joueur de tennis si l'on joue en loisir moins de 10 fois par an ? Etc..
Conclusion : « on essaie et on verra en septembre ». Ouf... pour un peu le public se serait lassé de cet interminable match de fond de court. Seul Joseph-Marie Berton qui avait fait remarqué d'entrée de jeu que ce sujet aurait pu être débattu en commission, marqua un point face à Michel Thyboyeau qui rétorquant qu'« il n'est pas besoin de réunir une commission pour changer deux tarifs ».

Interdiction de la pêche au bar

Le maire avait écrit au Ministre pour soutenir les pêcheurs. Celui-ci lui a fait « une non réponse », en rappelant la réglementation, comme si à La Turballe avec 21 bateaux pélagiques sur 50 en France, on ne la connaissait pas : « il se fout de la g.. de qui ? » éclata un conseiller. Le maire est outré de la discrimination faite aux pélagiques, furieux aussi contre un député européen « qui a osé dire qu'il ne faut pas suspendre la pêche de loisir du bar, pour les conséquences économique que cela aurait ». S'il faut arrêter que cela soit pour tout le monde ! Hors de lui, il indique que « la France n'est pas capable de défendre la France », plus précis il attaque « les propositions des pêcheurs  n'ont pas remonté plus haut que la préfecture de Nantes ».
Enfin il explique que le jeune patron qui a acheté son bateau en 2014 n'a pas les antériorités pour prétendre aux indemnité d'arrêt, et que la commune se bat au côté des pêcheurs pour que ce soit le cas.

Lettre du secrétaire d'Etat - pêche au bar

Auteur : LY | 25/02/2015 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 25 février 2015 à 21h12 par un deja deçu, La Turballe
quelle tristesse que ce conseil on n a rien appris sur la volonté de faire évoluer notre commune
aucune prévision chiffrée
la seule réponse ::on verra en commission finances ::

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