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René Leroux passe le flambeau après 25 années à la mairie

Le maire sortant a présidé son dernier conseil municipal en détaillant ‐ notamment la situation financière des années 2010 à 2012 ‐ après un quart de siècle de bons et loyaux services à la tête de la commune. Sa succession s’annonce ouverte entre les trois listes présentes.
11 février 2014 : Au centre, René Leroux préside son dernier conseil municipal, après 25 ans à la tête de la mairie de La Turballe. A gauche, Christine Talon, trésorière de Guérande ; à droite, Claude Thobie, son fidèle premier adjoint en charge des Finan
11 février 2014 : Au centre, René Leroux préside son dernier conseil municipal, après 25 ans à la tête de la mairie de La Turballe. A gauche, Christine Talon, trésorière de Guérande ; à droite, Claude Thobie, son fidèle premier adjoint en charge des Finan

« L’enrichissement humain est énorme et inestimable. Je vous remercie ». Il est 23 h 00 ce 11 février, et René Leroux, le maire sortant, vient de conclure par ces mots son dernier conseil après 25 ans à la tête de La Turballe. Un discours bref en guise de conclusion, une émotion contenue. Deux adjoints se sont chargés quelques minutes auparavant de brosser un portrait de celui qui est également conseiller général depuis 1994. Car s’il ne le montre pas, l’élu est indéniablement ému. Car une page est en train de se tourner à La Turballe.

Si la soirée fut si longue, c’est surtout parce que la situation financière de la commune, en présence d’une trésorière de Guérande, a été examinée de près pour les exercices de 2010 à 2012. René Leroux, fortement attaqué sur le sujet par l’un de ses potentiels successeurs, Alain Dubois pour ne pas le nommer, a voulu clarifier la situation, afin « d’éviter de dire ou d’écrire des choses qui quelque part peuvent me blesser ».
Si le rapport sur la situation financière est exhaustif, citons tout de même quelques chiffres. Tout d’abord, les charges de fonctionnement, qui représentent 703 € par habitant. Ce ratio est obtenu en tenant compte de la population « DGF » (dotation globale de fonctionnement ) de la Turballe, soit 7 476 habitants (et 4 633 habitants selon l’Insee. Ce résultat est obtenu en ajoutant un habitant par résidence secondaire. Or La Turballe, cité balnéaire et touristique ne compte pas moins de 2 843 résidences secondaires. « Nous ne sommes ni la meilleure des communes ni la pire » au niveau des finances, s’est défendu René Leroux. « Nous avons des marges de manœuvre, et n’avons pas eu recours à l’emprunt. Il y a une capacité d’autofinancement », a-t-il poursuivi. Son adversaire lui a rétorqué alors que cela était faux, que « le taux d’endettement était supérieur aux autres communes de même taille que La Turballe ». À ce moment-là, presse, public plus nombreux qu’à l’accoutumée – environ vingt personnes, conseillers et adjoints – ont cru qu’une « guéguerre », une chamaillerie allait débuter entre les deux hommes. Il n’en fut rien.

L’activité portuaire s’en sort bien

René Leroux fut par ailleurs décrié dans sa gestion de la criée par le trublion Christian Robin. « Si tout allait bien si bien, cela ne servait à rien de la céder », remettant en cause le regroupement avec la criée voisine du Croisic. La discussion n’alla pas plus loin. À propos de pêche, M. Palladin intervint au début du conseil pour détailler les activités du port pour l’année 2013. Si le tonnage total a légèrement baissé (-0,8%) par rapport à 2012, il reste tout de même à 10 101 tonnes, et subit moins la chute en tonnage que d’autres criées du littoral. Parmi les espèces, la sardine reste le poisson le plus pêché (31%), tandis que l’anchois, qui représente 11%, est en baisse de 1 000 tonnes.
Au rayon des satisfactions, le port de plaisance a vu le nombre de navires augmenter de 7%, ce qui représente 8 527 bateaux au total. Et le nombre de nuitées a quant à lui carrément explosé : + 74%, soit 23 117 nuits.


René Leroux a reconnu au niveau des finances qu’une vigilance devait être maintenue, « puisque les dotations de l’État vont baisser », mais que « La Turballe est l’une des rares communes du littoral à voir sa population augmenter », ce qui permet de limiter la casse au niveau de ces fameuses dotations. Et d’ajouter, que « les chiffres, vous pouvez les manipuler comme vous voulez, ‐j’ai été employé de banque ‐, mais à un moment, il faut dire les choses ». Pour convaincre l’ensemble de l’assemblée, l’ancien député PS a rappelé les chiffres de 1988, juste avant son arrivée à la mairie. « La charge de la dette a baissé de presque 200 000 € », s’est-il justifié. (Elle est actuellement de 480 000 €).

Désormais, les chiffres ne devraient plus empêcher René Leroux de dormir. Car comme il le confie, cette activité (près de 300 conseils municipaux) pompe énormément d’énergie. Parmi les faits les plus marquants de ses quatre mandats, l’Erika semble l’épisode qui restera le plus tristement gravé dans sa mémoire. « Ironie de l’histoire, elle se rappelle aujourd’hui à notre mauvais souvenir ».
Alors que le fidèle Jean-François Guitton, conseiller municipal, attribuait la devise de Guillaume Ier d’Orange à René Leroux, « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer », le maire indiqua qu’il « n’avait fait que son travail, qui n’est pas terminé. J’irai jusqu’au bout de mon mandat ». Il reste une quarantaine de jours au maire pour quitter son bureau. Son bureau dans lequel il vient de passer un quart de siècle. « Je ne partirai pas avec le siège », glissa-t-il malicieusement. Dans une quarantaine de nuits, il devrait retrouver le sommeil. Une page se tourne à La Turballe. Au revoir Monsieur Leroux.

Auteur : J.R. | 12/02/2014 | 8 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 13 février 2014 à 11h24 par FASOL, La Turballe
Quelques imprecisions dans cet article.
rené leroux , n'est pas conseiller général depuis 1994, car le poste a été occupé par jp dhonneur de 2001 à 2006. mais il est vrai que RL était atteind par le cumul des mandats.
Où avez vous vu "3" listes ? Pour l'instant nous n'en connaissons que 2 de complètes. d'ailleurs à ce sujet on est encore jeudi...
#2 - Le 13 février 2014 à 17h39 par REMY, La Turballe
La population augmente et il y a de moins en moins d'enfants dans les écoles... cherchez l'erreur ??????.
#3 - Le 14 février 2014 à 16h31 par fierbras, La Turballe
Rémy, pas d'erreur, c'est pas lesieur
pendant 20 ans, aucune politique foncière n'a été menée pour permettre aux jeunes d'accéder à la propriété sur la commune; donc ce sont les retraités "parisiens" (je n'ai rien contre eux), qui ont fait monter les prix... voilà pour la "spirale infernale"
nos jeunes sont partis ailleurs, ou, au mieux, dans les villages et ne participent plus à la vie économique du centre ville, donc, paupérisation du centre ville
En centre ville, la commune préempte immeubles et maisons pour en faire des logements sociaux (très bien), sauf que, dans le même temps, les propriétaires de logements privés ne peuvent plus louer, donc, plus investir
et les commerces de centre ville ne peuvent plus vivre, ce qui les obligent à s'orienter vers une activité plus touristique, donc plus saisonnière.
voilà le travail de ces 20 dernières années!
certes, il y a eu de belles choses de faites, mais en lisant le blog de jmb, j'ai l'impression que ses colistiers découvrent aujourd'hui les insuffisances
des 20 dernières années.
lorsque le port en eaux profondes a été créé tous les pas de porte turballais étaient loués et la demande était importante; mr leroux et son équipe est arrivée, depuis, un commerce délabré, un tourisme "social", des plages inexploitées alors que cette commune a des atouts énormes pour "tirer son épingle du jeu"
je souhaite le changement, mais, désolé mr berton, pas le changement dans la continuité!...l'équipe que vous menez et l'héritage dont vous vous réclamez ont fait trop de mal à notre commune, pendant trop de temps
#4 - Le 16 février 2014 à 20h17 par bernardo, La Turballe
avec berton ça sera pas la même politique; le gens sur sa liste sont tous du milieu médical, à commencer par berton lui même; la turballe va devenir un hopital à ciel ouvert, une maison de retraite médicalisée, avec distributeurs automatiques de médicaments, ça va être super
#5 - Le 20 février 2014 à 10h54 par theodoremonod
bernardo arrêtez donc de dire n'importe quoi, et les deux listes que vous moquez tant ont dévoilées leurs candidats et colistiers contrairement à ceux que vous soutenez , les élections sont dans un mois ;)
#6 - Le 24 février 2014 à 09h58 par paludier, La Turballe
Combien coutent les élections municipales a l'état
128,4 millions € très précisément soit 2,86 € par électeurs inscrit
51 millions € pour le remboursement des frais de campagne des candidats (locaux,deplacements,("petits fours")les candidats sont rembourses partiellement 47,5% s'ils obtiennent au minimum 5% des suffrages
26,5 millions € pour le remboursement des frais de propagande des candidats(publicité, tract,affichage...)
22 millions € pour l'acheminement de la propagande
4,5 millions € pour les frais de la commission de propagande
enfin 13,6 millions € de frais divers (frais postaux,frais d'assemblée électorale,achats d'urnes,isoloirs etc)
les 10,8 millions € restant financent les depenses de personnel provoquées par la tenue d'élections sous la forme d'heures supplémentaires
bon a savoir
#7 - Le 25 février 2014 à 05h07 par bernardo, La Turballe
meme dans les petites communes ? renseignez vous paludier je crois que vous vous trompez
#8 - Le 25 février 2014 à 22h05 par paludier, La Turballe
réponse bernardo
source : http://www.directmatin.fr/politique/2014-02-21/combien-les-elections-municipales-coutent-letat-659883
il n'est nullement question de petites ou grandes communes c'est pour tout le monde , autrement attention la polémique

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