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Les écrivains de la Presqu’île font leur marché

La saison estivale, c’est aussi celle des marchés où les artisans et artistes peuvent présenter et vendre leurs créations, comme à La Turballe, tous les mercredis soirs sur le Quai Saint-Pierre.
Bernard Tabary
Bernard Tabary

Dans les allées, on peut rencontrer des écrivains tels Bernard Tabary et Franc Mallet. Ces auteurs trouvent là une belle occasion pour faire connaître leurs œuvres à un public qui ne fréquente pas forcément les salons du livre.

Ils sont environ 25 artisans à déballer tous les mercredis soirs : peintures, bijoux, céramiques, petits meubles redécorés, patchworks, les arts créatifs s’expriment dans toute leur diversité. Les marchés artisanaux fleurissent dans toutes les villes de la côte, avec des fortunes plus ou moins bonnes. Professionnels et amateurs s’y mêlent, pour le plus grand plaisir des nombreux promeneurs. Car si les achats sont aléatoires, ces rendez-vous plaisent beaucoup, et pour les exposants, c’est une opportunité pour montrer et mettre en valeur leur travail.
Les écrivains locaux ont bien compris tout l’intérêt d’être présents sur ce type de marché, et ils sont de plus en plus nombreux à y présenter leurs ouvrages. A La Turballe, Bernard Tabary et Franc Mallet ont pris leurs habitudes et reviennent chaque année. Ils y ont noué des contacts avec les Turballais et les estivants, et dans un contexte où l’édition est difficile, les ventes réalisées ne sont pas négligeables.

« Le romancier de la Presqu’île »


Bernard Tabary est un Guérandais « à la vie, à la mort ! » comme il aime à se définir, même s’il vit actuellement à Saint-Nazaire. Il a écrit une trentaine de bouquins, soit en autoédition, soit par des maisons d’éditions telles que Cheminement et Mon petit éditeur. Sa collection est riche de romans et contes sur la Presqu’île, mais aussi de livres autour du monde : « Etranges korrigans », « Le sel de la colère », « La belle insoumise », « Le dernier sonneur », « Pas d’âge pour les héros », « Bastien d’Escoublac », « La Presqu’île à Jules », « Les tribulations de deux pigeons… bien plumés », « Captain You, les mémoires d’un gentleman pirate », sont parmi les plus connus.
« La plupart de mes romans sont locaux, car je suis très attaché à ma région. J’ai toujours écrit, mais cela fait qu’une douzaine d’années que j’écris des romans. Le problème, ce n’est pas d’écrire, c’est de se faire éditer. C’est pourquoi, j’ai quelques ouvrages en autoédition, et ce type de marché, c’est pour moi l’unique occasion de les vendre. J’en fais trois ou quatre par semaine pendant l’été, ce qui me laisse peu de temps pour écrire, mais je m’y remets dès l’automne », explique l’écrivain. Bernard Tabary qui confie connaître « une petite notoriété » aime ce contact direct avec les gens : « Je parle de pas mal de coins dans la région, aussi c’est très intéressant pour les visiteurs. Parfois, on fait des rencontres surprenantes comme tout à l’heure avec cette Anglaise qui a repéré la couverture du livre que j’ai écrit sur le Lancastria. Du coup, elle a acheté le livre ».

Frank Mallet
Frank Mallet

Balades dans les îles

Franc Mallet vit à Asserac et a fait sa réputation grâce à des ouvrages très documentés sur toutes les îles de Bretagne d’Ouessant à Houat, en passant par Sein. Il a aussi réalisé un travail impressionnant sur les paysages de la Presqu’île guérandaise, « des marais salants aux oiseaux migrateurs ». Au total, près de 70 ouvrages, édités chez Mémoria.
Cet ancien enseignant, qui a aussi travaillé proche des chantiers à Sud Aviation, a toujours écrit, et lui aussi apprécie particulièrement ces marchés. Habitué des salons du livre, et pas des moindres puisqu’il est présent à « Plume d’Equinoxe » au Croisic, « Etonnants voyageurs » à Saint-Malo et « Salon international du livre » à Paris, il écume également toutes les villes qui proposent ces rendez-vous de saison. Fort de son expérience, Franc Mallet a la bonne formule : « L’important, ce n’est pas de vendre un livre. C’est de pouvoir en revendre un à la même personne ». Car les estivants, et par nature les résidents secondaires, sont fidèles, et c’est souvent que l’écrivain retrouve ses lecteurs d’une année sur l’autre. « Ça entretien les amitiés ! Surtout, cela permet de voir ce que le public veut lire dans les prochains ouvrages. Ils me disent aussi ce qu’ils ont pensé de celui qu’ils ont acheté », ajoute-t-il. Son dernier né : « Le traict de Mesquer ou l’espace d’une vie ».

Auteur : YD | 06/08/2011 | 0 commentaire
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