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Les Cahiers du Pays de Guérande rendent hommage au Turballais Constant Lemoine (1873-1958)

Le numéro 61 des Cahiers du Pays de Guérande (1) vient de paraître. Deux articles concernent la Turballe.

Le premier est un document signé Jean-Pierre Nennig qui revient sur la ligne mise en service en 1907, fermée en 1937, entre La Roche-Bernard et Guérande, via La Turballe.
Le second est un article, sous la plume de Maryvonne Trochet, consacré à un Turballais de pure souche  : Constant Lemoine, né en 1873, mort en 1958 dans la commune. La vie de cet homme, professeur de physique et maire, y est retracée.
Successivement élève de l'école de la Grande Douve à La Turballe, puis de Saint Jean-Baptiste et du petit Séminaire de Guérande, il fréquente, à Nantes, le lycée Clémenceau, au grand désespoir de sa mère, vendeuse de plats cuisinés entre La Turballe et Piriac, qui rêvait d'en faire un prêtre. Le bac mathélem et philo en poche, il prépare les concours des Grandes Ecoles. Admissible à Polytechnique, il échoue à l'oral. Il part, ensuite,après son service militaire, pour la faculté de Rennes où il obtient deux licences, l'une en mathématiques, en 1896, l'autre en 1897 en physique. Grâce à une bourse d'Etat, il passe avec succès le concours de l'agrégation, en 1901 (8 postes), devenant ainsi le plus jeune agrégé de France.
Suit une carrière d'enseignant qui le mène dans les plus grands lycées français  : Clémence au à Nantes (1908-1914), Henri IV, Charlemagne à Paris et à l'étranger  : il enseigne onze ans au lycée français de Mayence, en Allemagne. Il prend sa retraite enoctobre 1936.
Sa mandature de maire d'avril 1941 à mai 1945, notamment pendant la période de neuf mois où La Turballe se trouva dans la poche de Saint-Nazaire, y est évoquée  : une fonction acceptée avec des réticences, qui lui valut plein d'ennuis et deux arrestations.
L'article publie l'hommage du professeur à ses parents qui eurent l'intelligence de le laisser suivre de longues études, coûteuses alors qu'il était promis, en tant que fils aîné, à reprendre la boucherie paternelle, rue du Poulbodon. L'une des deux filles du professeur, Juliette, née en 1912, dans ses carnets, décrit son père, un homme complet «  la tête et les jambes  », fin lettré, capable de réciter dans le texte Homère et Virgile, grand amateur de vélo. Elle témoigne que la famille, malgré des problèmes d'argent assez récurrents, menait une vie intense et heureuse. Une leçon en ces temps matérialistes à méditer.

(1) En vente au centre culturel Leclerc, à la maison de la presse de Guérande et de La Turballe
 

15/04/2015 | 0 commentaire
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