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Le Conseil Général confiant pour l’avenir de la SEM « Loire-Atlantique Pêche et Plaisance »

Mercredi, en fin de matinée, après avoir visité la criée du Croisic, une délégation conduite par Max Palladin, directeur de la Société d’Economie Mixte en charge de la gestion des ports de La Turballe et du Croisic, est venue faire le tour du propriétaire sur le port turballais. Patrick Mareschal, le président du Conseil Général, actionnaire majoritaire de la SEM, a réaffirmé la volonté du département de développer la filière. Avec un net regain d’activité en 2010, la criée turballaise contraste avec sa jumelle croisicaise. Mais aujourd’hui, elles sont dans le même bateau.

En investissant dans une SEM à hauteur de 358 000 euros (59,67 %), contre 50 000 euros (8,33 %) pour les communes de La Turballe et du Croisic (le reste du capital se partageant entre le Crédit Martime, La Caisse des Dépôts et Consignations et le Crédit Mutuel), le Conseil Général n’a pas fait que de la charité. En effet, le département vient de perdre, ces dernières années, 34 % de sa flottille, et les ports de la Presqu’île apparaissent comme les derniers fleurons ligériens. Et ce ne sont pas les résultats exceptionnels de la criée turballaise qui vont effacer si vite les dures années de crise dans la filière. Mais la Loire-Atlantique tient à conserver cette activité économique prépondérante dans son histoire et son développement.
Face au Croisic, il n’y a pas photo, la Criée de La Turballe à fière allure, et pas seulement parce que les peintures sont neuves. Moderne, adaptée aux besoins des professionnels avec un agrément sanitaire pérenne, elle a vu passer 7 600 tonnes de marchandises contre 4 300 en 2009. « C’est la plus grosse progression en France », a noté Max Palladin, le directeur de la SEM. Un résultat obtenu grâce à la reprise de la campagne d’anchois, mais aussi parce que la criée abrite une douzaine de gros mareyeurs. Toutefois, Max Palladin prévient : « Pour se développer, il faudra trouver de nouveaux acheteurs et savoir évoluer ». Il fait notamment référence à la vente à distance qui sera initialement installée au Croisic. Cette dernière a effectué un total de 1 700 tonnes en 2010, mais séduit les petits acheteurs par la fraîcheur et la qualité de ses produits.
C’est René Le Roux qui présidera la SEM. Sur ses terres, le maire de La Turballe n’a pas manqué de vanter les mérites de son site, en régie municipale jusqu’à fin 2010. Le conseiller général a guidé son président, Patrick Mareschal dans le bâtiment, expliquant le fonctionnement de la criée avec quelques démonstrations. Mais pour ce dernier, pas question de séparer les sorts des deux criées. « On attendra les premiers résultats avant de prendre des décisions et de savoir un peu mieux où l’on va », indique-t-il.
Surtout, la SEM permet de mutualiser les moyens sur l’ensemble des ports, y compris ceux de plaisance. C’est le cas notamment pour les assurances.
Comme l’a indiqué Patrick Mareschal, l’avenir de la filière pêche est incertain. Mais le président a insisté sur les engagements du Conseil Général dans une politique volontariste et offensive.
Et pour se persuader du poids de la filière dans l’économie locale, la démonstration de René Le Roux fut éloquente : « il y a une centaine de pêcheurs au Croisic, environ 300 à La Turballe, 7 employés à la criée du croisic, 22 dans celle de La Turballe ». Il ajoute : « Un pêcheur fait vivre 3,5 personnes à terre, faites le calcul ! ».
À l’issue d’une rencontre avec les nombreux journalistes qui avaient fait le déplacement, les responsables de la SEM, les élus du Conseil Général et élus locaux, se sont entretenus à huis clos avec une délégation de pêcheurs.

Voir aussi sur www.lecroisic-infos.fr

Auteur : Y.D. | 06/01/2011 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 06 janvier 2011 à 18h20 par Rémy, La Turballe
Très bon article, bien documenté.
l'économie de la pêche est très importante, 1 pêcheur ferait vivre 3.5 personnes à terre , à laTurballe, en presqu'ïle et voir même au-delà de nos frontières.

Par contre on reste un petit peu sur notre faim en ce qui concerne les ports de plaisance. Leur état actuel est correct avec des bilans positifs, les demandes sont fortes. Chaque bateau de plaisance génère lui aussi des emplois à terre dans une zone géographique restreinte, des emplois non dé localisables. Contrairement à la pêche, le secteur de la plaisance n'a pas a craindre le couperet intransigeant de Bruxelle qui bon an mal an a détruit 34 % de la flottille (et on imagine autant d'emplois).

J'espère que le Conseil Général, peu enclin ces dernières années à favoriser ce secteur, verra d'un nouvel' il ces outils de développement économique et touristique.

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