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La Turballe : Pen Bron accueille des réfugiés ukrainiens

Alors que dossier très sensible de la vente du site de Pen Bron est très présent dans l’esprit des Turballais, la partie hôtel a rouvert ses portes le 4 avril dernier pour y loger trente-trois couples et dix-neuf enfants partis de l’Ukraine.
Le préfet Didier Martin, et à droite Sandrine Josso et Didier Cadro
Le préfet Didier Martin, et à droite Sandrine Josso et Didier Cadro

Le préfet Didier Martin, le sous-préfet Michel Bergue accompagnés du maire de La Turballe Didier Cadro et de la députée Sandrine Josso étaient à Pen Bron le 3 mai dernier pour faire le point sur la présence des réfugiés depuis un mois.


Pour le préfet, Didier Martin, « C’est un hébergement temporaire, pour quelques semaines avant de trouver des hébergements individuels. »


L’association France Horizon gère l’aspect logistique nourriture, obtention de droits médicaux, recherche d’emploi, transports vers Nantes où ils reçoivent une aide de Maison de l’administration nouvelle.


25 000 euros de travaux ont été engagés par l’association des œuvres de Pen Bron propriétaire pour rafraîchir les lieux fermés depuis un an et installer le wi-fi.

Quid après le passage des réfugiés ?

L’association Les Œuvres de Pen Bron à qui appartient le site le met en vente pour 32 millions d’€. La ville n’a pas les moyens de l’acheter. Ce site remarquable aurait dû garder sa destination première source d’amélioration de la santé des patients. On ne déménage pas les patients qui étaient à Pen Bron dans des cubes à Saint-Nazaire. Les politiques ont failli. Espérons que le maire de La Turballe veillera à ne pas laisser ce site se transformer au mépris de l’environnement.

09/05/2022 | 19 commentaires

Vos commentaires

#1 - Le 10 mai 2022 à 10h16 par sarakawa, La Turballe
En classant le site de Pen Bron en zone N, le maire de la Turballe a choisi de laisser ce site se transformer a terme en friche environnementale.
#2 - Le 10 mai 2022 à 22h45 par Emma le retour, Pornichet
" Pen-Bron est là entouré d'eau comme un navire... devant ses murs, on a esquissé un jardin que balaient tous les souffles du large mais où les fleurs poussent tout de même dans les plates-bandes sablonneuses...constamment installés dehors les pensionnaires de Pen-Bron tournent, d'après le vent et le soleil, sans cesse respirant cette brise qui laisse aux lèvres un goût de sel. Les petits malades, au lieu de regarder de grands murs gris comme dans les hôpitaux ordinaires, s'amusent de leur place à voir les bateaux passer et reçoivent jusque dans leur couchette le grand air du large. Il y a même pour eux des barques spéciales sur lesquelles on les couche, des espèces de lits flottants qui les mènent sur la lagune. Monsieur Pallu, le fondateur de Pen Bron, rêve de prolonger sur des kilomètres de façade ces rangées de lits blancs pour que des milliers de petits affaiblis viennent s'y faire, comme les marins, des poitrines bombées et des muscles durs...C'est tout une réunion de gens de coeur...l'argent leur manque..." Pierre Loti. ( Le livre de la Pitié et de la mort) . Oui, rédacteur, nous devons faire de Pen-Bron "une oeuvre de régénération". Le vaisseau hôpital de jadis doit évoluer en "vaisseau solidaire" (cf nouvelle de Michèle Adam " Les ombres mystérieuses du vaisseau solidaire) ce qu'il est aujourd'hui par l'accueil des réfugiés Ukrainiens . Mais ils faut de l'argent pour que ce vaisseau solidaire tienne sur l'eau .Des êtres qui arborent richesse et bonheur ont peut-être une âme blessée qui trouvera aussi réconfort à Pen-Bron. Il y a aussi chez les riches des gens de coeur. La nature ne fait pas de politique. Elle donne à tous. Aussi ceux qui ont le pouvoir sur le devenir de Pen-Bron peuvent, je le pense , combiner dans leur projet la continuité de l'oeuvre d'Hippolyte Pallu et en parallèle développer une opération lucrative par le partage du soleil ,de la mer , de l'espoir.
#3 - Le 11 mai 2022 à 00h12 par Christian Robin, La Turballe
Sarakawa, vous faites erreur: d'abord, un Maire ne choisit pas d'un claquement de doigt : il est guidé par un cabinet, en l'occurrence La Boite de l'Espace, qui a pour mission de rédiger un PLU conforme aux orientations en cours, donc qui ne sera pas attaqué par l'Etat.
ensuite, friche environnementale ne signifie pas grand'chose, contrairement à friche industrielle, ou friche urbaine....
Enfin, un autre zonage que N serait A, agricole, ce qui ne correspond pas au site de Pen Bron, ou bien U, urbanisé aurait été retoqué par l'Etat, en tant que porte ouverte à la promotion immobilière.
La nomenclature n'est pas N, mais NH: c'est à dire que le bâti existant est pris en compte, et que si l'extension de la surface construite est interdite, en revanche sa réhabilitation est autorisée, avec éventuellement une extension mesurée est possible.
C'est un avantage par rapport à l'ancien UH, qui limitait drastiquement la destination du centre à sa stricte vocation hospitalière.NH est donc la moins mauvaise des solutions.
Quant à cet article, sa fin est erronée et témoigne d'une méconnaissance du dossier: le sort de Pen bron a été décidé depuis au moins 15 ans, quand le ministère de la santé a décidé de rapatrier le centre de rééducation fonctionnel dans le périmètre immédiat du CHR de Saint Nazaire. Dès lors, Pen Bron ne bénéficiant plus des subsides de la sécu, sa déshérence était inévitable.Quand un directeur de l'ARS vous dit droit dans les yeux que l'Etat ne mettra plus un kopeck dans Pen bron, que vous soyez maire, député, sénateur ou président de département voire de Région, il n'y a plus qu'à entonner le Requiem....
Le rédacteur de cet article rêve méchamment debout: Leroux n'a rien pu faire, Branchereau non plus, il en ira de même pour l'actuel maire, sauf à débourser les 32 M€ escomptés, plus 30 M€ supplémentaires pour les travaux à venir....Et pour en faire quoi ?
#4 - Le 11 mai 2022 à 09h52 par rédaction, La Turballe
Monsieur Robin
Contrairement à ce que vous affirmez nous connaissons très bien le dossier. Voilà 11 ans que nous le suivons et que nous sommes particulièrement concernés car un de nos proches a passé 2 ans à Pen Bron. Nous avons parlé avec René Leroux qui a fait ce qu'il pouvait pour maintenir l'activité sur place. Nous avons rencontré des médecins, infirmiers etc ils ne voulaient pas du déménagement et ont manifesté. Nous savions le choix de l'ARS mais les politiques de l'époque pouvaient imposer une autre décision à l'ARS. La défense du personnel, des malades, pour faire changer la décision a été mole. Pour quelles raisons ? D'autres établissements comme Pen Bron en France ont été maintenus sur leur presqu'île (Perharidy) dans l'intérêt supérieur des malades. Il y avait des solutions on n'en n'a pas voulu. L'ARS a montré depuis plusieurs années ses failles. Et ce n'est pas parce qu'un directeur vous dit que l'état ne mettrait pas un sous qu'il faut l'écouter. Le dossier n'a pas été porté où il fallait. Qu'a fait le député de l'époque ?
Cordialement.
#5 - Le 11 mai 2022 à 20h16 par nicolas, La Turballe
merci Christian Robin pour ces explications très claires. Quand à #rédaction, sauf si vous avez fait parti du municipe, sachez que certains éléments ne sont, et ne doivent pas, être portés à la connaissance de tous, ce n'est pas le corps médical qui décide.......
#6 - Le 12 mai 2022 à 10h31 par Manoury Gilles, La Turballe
Rédaction,

Cet établissement ne doit pas être destiné à une autre activité pour ce qu'il a été fait.
IL devrait rester un lieu de rééducation pour des personnes malades.
Attention aux rapaces qui tournent autour pour en faire un confortable nid spéculatif.
Vous rédigez, La défense du personnel, des malades, pour faire changer la décision a été mole. Pour quelles raisons ?
Pour quelle raison aussi le magnifique terrain de camping municipal des chardons bleus (vendu) est devenu cette horreur d'amoncellement de baraquements ? Il n'était plus rentable soit disant ?
#7 - Le 12 mai 2022 à 12h11 par Olivier, La Turballe
La solution simple est de plaider le dossier au sein du ministère de la santé pour qu'il redevienne son activité première.
#8 - Le 12 mai 2022 à 18h05 par legouy, La Turballe
Monsieur Nicolas, bonjour, en quoi certains éléments ne devraient ils pas être connus de tous concernant ce site?
Il s'agit d'une propriété privée qui a une importance telle sur la presqu'ile qu'ile est surprenant que tout le monde ne soit pas tenu au courant de sa situation et de son devenir
Cette absence d'information ne peut que nourrir des phantasmes et des fausses informations, me semble t il
#9 - Le 12 mai 2022 à 19h52 par nicolas, La Turballe
#8,
vous répondez vous même à votre question :
- il s'agit d'une propriété privée, et de fait, ne regarde ni vous, ni moi.
de suite, nous ne pouvons pas empêcher les sornettes du style de #6 qui veut revoir Pen-bron comme à l'initial. La tuberculose fait-elle son retour ? car c'était son emploi premier, mais quand on constate l'amalgame de Pen-bron et de camping municipal, on comprend vite l'adage qui dit :
- Ce n'est pas en taillant en pointe les oreilles d'un âne qu'on en fait un cheval de course......
#10 - Le 12 mai 2022 à 21h01 par Emma le retour, Pornichet
#7 ... et de ne pas rester les bras croisés!
#11 - Le 13 mai 2022 à 10h54 par legouy, La Turballe
nicolas,
si nous sommes d'accord sur le terme de propriété privée, je le suis moins sur le site
Au regard de la biodiversité, de l'importance de la pointe de Pen Bron pour la régulation des marais salants , l’importance de la foret comme lieu de nidification , répertorié au niveau européen en terme d'oiseaux migrateurs
enfin le mode de financement de l'ensemble, réalisés a partir de dons et de legs puis financé par l'argent public via la sécurité sociale
enfin le devenir de ce site pour les raisons évoquées initialement impacteront fortement la presqu'ile et aussi la commune de la turballe
donc je pense comme beaucoup que tout un chacun devrait etre tenu au courant de la situation des lieux qui quoiqu'il arrive et quelque soit le projet aura besoin d'argent public
#12 - Le 13 mai 2022 à 19h00 par Simon, La Turballe
Pen Bron est une propriété privée soit :
Mais Pen Bron nous appartient de coeur, spatialement et culturellement, c'est notre environnement naturel immédiat.
Protégeons ce site naturel exceptionnel de toutes tentatives mercantiles de construction d'appartements La Baule 2 les pieds dans la flotte, pour nantis.
#13 - Le 14 mai 2022 à 08h53 par Christian Robin, La Turballe
Chère rédaction
Nous ne sommes pas loin d'être d'accord. En effet,
Je dis:
""Quand un directeur de l'ARS vous dit droit dans les yeux que l'Etat ne mettra plus un kopeck dans Pen bron, que vous soyez maire, député, sénateur ou président de département voire de Région, il n'y a plus qu'à entonner le Requiem....""
Donc, c'est clair: un politique local ne peut rien contre l'ARS

Vous répondez:
""Nous avons parlé avec René Leroux qui a fait ce qu'il pouvait pour maintenir l'activité sur place.""( je puis témoigner que c'est la réalité...)
Donc, c'est clair: vous dites la même chose que moi: un politique local ne peut rien contre l'ARS, quelle que soit sa volonté d'aboutir.


Vous continuez:
""Le dossier n'a pas été porté où il fallait. Qu'a fait le député de l'époque ?""
vous vous contredisez....car vous venez de mettre en doute l'activité du député de l'époque, qui était René Leroux.....

Enfin, le monde médical n'était pas aussi unanime que vous le dites: j'avais un ami, dcd hélas, agrégé de médecine et titulaire de la chaire de chirurgie vasculaire au CHU de Nantes: face à la fermeture d'hôpitaux locaux,il se déclarait favorable à la concentration des moyens sur des pôles d'excellence, pour deux raisons, l'une technique, l'autre financière.
La raison technique: " nous opérons 8 heures par jour au bloc, et sommes en relation avec le monde chirurgical. Un praticien local va opérer 8 heures par semaine...ce n'est pas la même catégorie.
La raison financière: Pen Bron coûte un bras en fonctionnement, notamment de transports de patient, de vacations de toubibs . Au bout du compte, c'est plus rapide, plus sûr et moins cher de transporter par hélico un cas grave de La Turballe au CHU de Nantes ou de Rennes...
son raisonnement ne va pas dans le sens que nous souhaitons, mais n'est pas illogique....
Idem pour la possible disparition de la criée du Croisic....
Bien cordialement
#14 - Le 14 mai 2022 à 10h23 par popeye
#11

La commune n'étant pas capable de s'endetter à hauteur de 32 millions d'euros pour préempter l'achat de ce bien . Organisons un "Pen Bron THON"!!!
#15 - Le 14 mai 2022 à 13h15 par rédaction, La Turballe
Le député de l'époque pour nous est celui qui était en place au moment du déménagement et avant. Donc Priou.
#16 - Le 14 mai 2022 à 21h10 par Emma le retour, Pornichet
Bravo Média-web! cet échange de points de vues est selon moi exemplaire.
C'est à la fois joli, réconfortant, idéologique et concret. Peut-être efficace si on le veut. Tout cela sans agressivité. L'objectif n'étant pas de "moucher l'autre" mais de cheminer avec lui, de le faire avancer dans sa pensée par la contradiction, dans l'intérêt du site et de ce qu'il offre ou pourrait offrir à la communauté.
Exemple: oui Pen Bron est une propriété privée mais qui a porté pendant des années avec succès et résultats une mission de service public relative aux soins.

Oui Pen Bron nous appartient de coeur et il devrait rester un lieu pour les personnes malades. Oui nous devons aussi ne pas écarter la question financière et la nécessité de concentrer les moyens.
Chaque interlocuteur semble avoir pris du temps pour construire son commentaire.
L'idée du Pen Bron Thon est touchante et loin d'être absurde. Certains parlent avec leur coeur, d'autres avec leur expérience ou leur raison.
Imaginez la richesse d'un projet qui serait nourri de tout cela!
L'avenir n'appartient-il qu'aux investis? élus? nommés? C'est l'engagement de chacun de nous qui fait réponse.
Pour ma part je pense que la nature ( animaux, végétaux et environnement) est une excellente collaboratrice ( négligée!) en matière de thérapie ( physique et psychique) de socialisation , d'insertion et de rééducation.
Sortons nos rêves de nos tiroirs ce sont peut-être des matériaux de construction de projet nouveaux.
#17 - Le 16 mai 2022 à 08h53 par Christian Robin, La Turballe
"Le député de l'époque pour nous est celui qui était en place au moment du déménagement et avant. Donc Priou."
Certes, mais 1) que je sache, l'avis et la détermination de Christophe Priou et de René Leroux n'étaient pas éloignées...sauf sur un point: Christophe Priou était favorable à une navette pour désenclaver Pen Bron.René Leroux y était opposé, pour des raisons valables( tranquillité des patients ) mais contradictoires, car "en même temps", il a poussé à la 'création " de l’hôtel de Pen Bron, a signé la véranda du restaurant ...
2) la messe était dite depuis un bout de temps avant l'élection de Christophe Priou.
3) René Leroux a été élu jusqu'en 2014...donc toujours influent.
Vous n'allez pas soupçonner le sénateur Priou de mollesse dans ce dossier?

Quant à l'idée d'un PenBronThon, elle est sympathique...a) Dejà que Valérie Pécresse rame à récupérer 1 ou deux millions d'€, récupérer 30 millions d'€ auprès des turballais et des ex patients de Pen Bron est un peu une gageure.
Ensuite, une fois la Ville propriétaire de Pen Bron, qu'en fait-elle? Les idées généreuses et utopiques ne manquent pas, à base de gratuité et de finances municipales....Si on n'a pas pu garder le camping, car j'avais évalué les travaux nécessaires à 3 millions d'€ ( en fait, son acquéreur s'est engagé sur un programme d'environ 7 millions), je vois mal comment une commune peut encaisser les frais de fonctionnement d'un tel établissement...jetez un oeil sur le budget 2022... la partie investissement s'établit à 6.7 M€, et le fonctionnement présente un excédent de 3.6 M€, versés en investissement, tout ça pour faire tourner la boutique...
Quelles recettes pour un Penbron municipal?
#18 - Le 16 mai 2022 à 18h22 par legouy, La Turballe
A Emma le retour
a priori il y aurait de nombreux travaux de réflexions sur le sujets à l'initiative du maire de la Turballe et il aurait présenté le résultat de ces travaux en mars de cette année
#19 - Le 19 mai 2022 à 21h43 par Christian Robin, La Turballe
à Legouy
Bonsoir
Effectivement, il y a eu présentation publique, présidée par le Maire, le vendredi 25 mars à partir de 18 heures, en salle des sports de La Turballe.
Présentation des enjeux par un groupe d'étudiants nantais, puis échanges avec ces étudiants ( archi, droit, géo ...) et avec les élus de la municipalité
Assistance nombreuse....
Intéressant

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