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L'Autre regard turballais persiste pour ne pas signer la vente de biens communaux à bas prix

La vente d'un local commercial sur la place du marché continue de faire polémique à La Turballe. Après un accord puis une annulation, la Mairie remet en vente à des conditions qui paraissent toujours inacceptables à l'association L'Autre regard turballais.

Au dernier conseil municipal l'association L'Autre regard turballais avait subi les foudres du maire, ainsi que la presse qui avait relayé ses informations. L'histoire continue : l'association revient à la charge, et la  presse continue de publier ses communiqués.

Le dernier concerne toujours le local commercial de la Turballe qui s'appréterait à être vendu à environ la moitié du prix espéré par l'ancienne majorité. Info ou intox ?
La Mairie ne manque pas de moyens pour faire évaluer ce bien. Si elle publiait un document faisant état des valeurs proposées lors de différentes estimations, elle se mettrait à l'abri de ce type d'attaque, choisissant de communiquer en totale transparence.

Une nouvelle fois le maire a préféré tempêter au conseil et s'en prendre  à la presse. C'est un début de mandat, Jean-Pierre Branchereau apprendra que de disposer de la majorité ne donne pas le droit de museler qui que ce soit. S'il cherche à se faire boycotter par les médias, c'est un assez bon moyen. Dans ce cas, il aura des difficultés à expliquer les positions de sa majorité à la population  qui l'a élu. De plus en se forgeant une telle réputation de « démocrate » en si peu de mois, il risque de handicaper sérieusement les candidats avec lesquels il pourrait souhaiter faire équipe dans un futur plus ou moins proche.

Mais l'hiver s'annonce long à La Turballe et à ce train-là le feuilleton ne fait que commencer : en voici un nouvel épisode intitulé :  Braderie ou liquidation ? par ses auteurs.

Communiqué de L'Autre regard Turballais

« Lors du conseil municipal du 28 octobre 2014, l’Association « L’Autre Regard Turballais » a noté avec satisfaction l’annulation de la vente du local commercial à un investisseur et la rupture des mandats de vente avec l’agence immobilière concernée. Dans notre courrier du 6 octobre, notre demande portait également sur une reprise de la procédure au départ.

Méthode
En effet, la première erreur a été de divulguer le montant de l’estimation des domaines. Ce faisant, la majorité n’avait plus de marge de négociation car le prix des domaines, faut-il le rappeler, est un prix minimum de vente. Quand dans une délibération de collectivité, il est écrit que le montant d’une vente d’un bien est conforme à l’avis des domaines, cela n’a jamais voulu dire que ce montant correspond à celui de l’estimation des domaines, mais, au pire il est égal, souvent très supérieur.

Mettre en vente au prix des domaines, ce n’est plus de la négociation, c’est de la liquidation. Quand le maire affirme que la marge de négociation est de +10 %, cela relève d’une méconnaissance complète de la réglementation en la matière.

Urgence
Est-il si urgent de vendre ? Car les commerces ne sont pas vides  contrairement à ce qu ‘affirme le maire ! Et vendre les murs à bas prix n’apporte aucune garantie sur la pérennité d’un fonds de  commerce.
Il est donc à notre avis nécessaire de reprendre la démarche au départ en fixant un prix de négociation conforme à la réalité du marché de l’immobilier (1000 à 1300 euros le m2) et tenant compte de la vétusté des locaux.
Pour  le local concerné, il semble que l’ancienne majorité l’avait fixé à 105 300 euros.

Cependant, la nouvelle majorité ne semble pas disposée à reprendre cette procédure. En effet, le maire a annoncé qu’il allait vendre à la locataire à 54 000 euros alors qu’elle a fait une proposition à 60 000 euros le 26 septembre. Vendre à un montant moins élevé que la proposition de l’acheteur. Quel talent de négociateur !!! Du jamais vu !!!

Suspicions
Enfin, le maire, avec l’aide de l’adjoint à l’urbanisme M. Robin, a cru bon de jeter une suspicion sur des ventes à certaines SCI. à notre avis, ces ventes ont été réalisées sur des bases conformes à la réalité du marché de l’immobilier : 1 146 euros par m2 pour l’une et 1 344 euros le m2 pour l’autre. Ces prix ont été qualifiés de « très raisonnables » par l 'adjoint sur un ton qui sous-entendait « avantageux » ou « préférentiels ». C’est nettement au-dessus des 422 euros le m2 proposés pour le local objet  de la vente que nous qualifierons de « très déraisonnables».  Ils se sont bien gardés de préciser le montant correspondant de l’estimation des domaines.

D’autres SCI ont bénéficié de prix légèrement plus faibles. Alors pourquoi citer ces deux-là sinon pour discréditer les personnes concernées : un élu de l’opposition et un membre du bureau de notre association. Et le comble, M Robin avait voté pour ces ventes alors que l’autre opposition avait voté contre !!! »




08/11/2014 | 4 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 09 novembre 2014 à 14h16 par delphine275
C'est quand même bizarre que M. Branchereau ne sache compter que quand il s' agit d'augmenter les indemnités des élus.
#2 - Le 10 novembre 2014 à 10h23 par l'oeil de sauron
Mr BRANCHEREAU ferait-il du Sarkozisme ???
Après avoir essuyé les foudres du maire en CM l'autre regard turballais pourait peut être s'attendre à un :"ferme ta G.... pauvre C....???? c'est bien parti.
vive la démocratie Branchereau !! bon courage à l'autre regard turballais.
#3 - Le 29 novembre 2014 à 19h58 par fierbras, La Turballe
oiel de sauron
je ne sais pas si mr branchereau fait du "sarkozisme", mais son prédécesseur a fait du "mitterandisme" à tout point de vue, et celà, pendant plus de 20 ans.
quant à l'ART, ce n'est jamais que l'émanation de la liste "Berton". Pourquoi cacher son jeu! Qu'ils assument leur défaite, puisqu'avant ils n'avaient aucun complexe à ridiculiser les élus de l'opposition. Nos élus seront jugés dans un peu plus de 5 ans. laissons leur le temps de prendre leurs marques et d'assumer le bilan de la précédente mandature (ce qui n'est pas évident), après 20 ans de dictature et de favoritisme!
moi, je serais eux, j'irais voir du coté des appartements et autres copinages, mais bon!
#4 - Le 30 novembre 2014 à 18h54 par un deja deçu, La Turballe
a fierbras
je n ai pas souvenir que M LEROUX ai du annuler une deliberation du conseil municipal precedent surtout sur un sujet aussi important. je ne sais pas si il faudra attendre 5 ans pour voir l incompetence de la nouvelle equipe.

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