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L’association Pen Kiriac face aux défis du temps

Forte de ses 208 adhérents, l’association pour la conservation du patrimoine historique et naturel de Piriac et de la Presqu’île guérandaise et pour la protection de l’environnement, tenait son assemblée générale, mercredi soir, à la salle Meniscoul. Incontournable dans les dossiers environnementaux ou d’urbanisme, Pen Kiriac doit néanmoins faire face à la lente érosion de ses effectifs, et repenser ses relations avec les collectivités et les autres associations piriacaises.

2010-2011 fut une année de transition assez bien négociée pour le nouveau président de Pen Kiriac, Jean-Pierre Barbier. Pas facile néanmoins de prendre la suite de l’emblématique Michel Baranger qui avait décidé lors de la dernière AG de passer la main. D’autant que le nouveau président n’est pas résident à l’année. Michel Baranger a toutefois accompagné son successeur les premiers mois, et les adhérents lui ont une nouvelle fois rendu un vibrant hommage. Hommage auquel a été associé Georges Garnier, qui a fêté ses 100 ans en début d’année, et qui fut à l’un des fondateurs de Pen Kiriac en 1977. Il a été fait président d’honneur.
93 adhérents présents ou représentés ont procédé au renouvellement du bureau qui voit l’entrée de deux Piriacais. Jacques Buissonière est un jeune retraité installé sur la commune depuis quatre mois, dont l’expérience professionnelle dans l’optimisation des financements d’Etat pour la réhabilitation du logement ancien, sera bien utile. Jean-Claude Julien, déjà président d’une association sur le site de Castelli, ancien directeur commercial dans l’industrie pétrolière, souhaite développer le volet environnement au sein de Pen Kiriac. Quant à Madeleine Moreau, responsable de l’édition du bulletin trimestriel et pilier de l’association, elle est confirmée dans sa fonction.
Le rapport financier, dressé par Maxime Thobie, a été adopté sans difficulté. Mais il porte les stigmates d’une association qui peine à trouver un second souffle, même si les huit nouvelles adhésions enregistrées cette année sont porteuses d’espoirs. « Il y a peu de démissions, ce sont hélas nos membres qui disparaissent naturellement », commente le président. « Je présente donc un nouveau bilan en déficit. On continue à grignoter nos réserves, même en faisant des économies. Il nous reste 17 000 euros, et l’objectif fixé par le conseil d’administration est de retrouver au plus vite l’équilibre », indique Maxime Thobie.
A noter, que dans le souci de préserver son indépendance, Pen Kiriac ne sollicite aucune subvention à la commune ou autre collectivité. Mais lorsqu’il dresse les atouts et faiblesses de l’association, Jean-Pierre Barbier n’en fait pas mystère : « Nous avions plus de 300 adhérents il y a quelques années, nous devons faire des efforts envers les plus jeunes et avoir des personnes plus actives. Cela doit passer par une attitude plus créative que défensive et un meilleur dialogue avec la municipalité et les autres associations piriacaises. Nos adhérents sont fidèles et attachés à Pen Kiriac ».

Sur tous les fronts

Grâce à son double agrément « Environnement, code rural et code urbain », Pen Kiriac intervient sur de nombreux dossiers de la commune, mais aussi sur tout le territoire de la Presqu’île et de Cap Atlantique. Pour la partie patrimoine, les dossiers suivis par l’association sont d’ordre plus local : appui aux opérations de rénovation du patrimoine, PLU, plan de circulation, pistes cyclables, sentier littoral, Île Dumet (avec une prise de contact programmée avec le Conservatoire du littoral), petites cités de caractère (avec l’objectif de se rapprocher du Croisic), opérations à mener avec la Maison du Patrimoine. Ils sont plus globaux pour la partie environnementale : le cadre de vie à Cap Atlantique (notamment dans le domaine de la collecte des ordures ménagères), algues vertes (« un problème qui devient très préoccupant »), parc éolien (« où nous avons pris une attitude sensiblement différente d’autres associations environnementales » - article à suivre sur piriac-infos.fr).
Une grande partie du travail réalisé par Pen Kiriac réside aussi dans les recherches historiques et le recueil de témoignages sur le vieux Piriac. C’est l’essence même du bulletin trimestriel, devenu une référence en la matière. « Il y a un fort intérêt pour l’Histoire de Piriac racontée par les témoins de cette histoire », commente le Jean-Pierre Barbier. L’association a également organisé deux conférences : une sur la capacité d’accueil des communes littorales, et l’autre sur l’urbanisme en partenariat avec la Maison du Patrimoine.

La carotte et le bâton

En bon interlocuteur intervenant sur le domaine public, Pen Kiriac doit composer avec les politiques. Un exercice difficile. Longtemps l’association a partagé un amour contrarié pour Piriac, avec la municipalité. Une situation que le nouveau président entend bien faire évoluer : « Nous avons rencontré le maire en janvier et nous avons convenu de trois réunions annuelles, dont une à l’automne, au moment où se préparent les budgets. Dans le cadre d’une démarche constructive, nous aurons aussi des réunions sur des sujets plus spécifiques. Nous allons participer à l’élaboration du PLU, un dossier très important, le SCOT ayant été adopté en juillet. Cela nous crée une responsabilité particulière pour l’avenir de la commune ». Même attitude pour Cap Atlantique, le président de l’intercommunalité s’étant d’ailleurs fendu d’une lettre pour saluer l’attitude positive de Pen Kiriac sur les éoliennes off-shore. Aussi, avec René Leroux, conseiller général, elle a pu livrer ses observations sur l’extension de Vél’Océan vers la commune de Mesquer.
Adhérente de la Fédération Presqu’île Environnement, qui compte 19 associations environnementales, Pen Kiriac a une attitude plus agressive et offensive. Elle a ainsi décerné le « Prix de l’horreur » au maire de Penestin, un choix parfaitement assumé. Elle s’est aussi associée à de nombreux recours en justice contre des collectivités et des projets immobiliers. Jean-Pierre Barbier s’est félicité des succès enregistrés cette année : la Ferme du Casino où le projet a été abandonné, la ZAC Portes Korriganes au Pouliguen où le permis de construire a été retiré, « grâce au coup de main de la tempête Xynthia », et un accord trouvé après de longues négociations pour l’utilisation du Traict du Croisic par les associations sportives, « 18 mois de dialogue pour la protection des oiseaux migrateurs ».
Pour plus de renseignements : Pen Kiriac, 165 route de Saint-Sébastien, 44 420 Piriac-sur-Mer, 02 40 23 53 83. Contact : penkiriac@hotmail.fr , site internet : http://www.pen-kiriac.fr

Auteur : YD | 11/08/2011 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 04 mars 2016 à 08h35 par LE GALLO ANDRE, 75018 Paris
A la page 21 du PEN KIRIAK de décembre 2015, il y a une photo d'un équipage de bateau de pêche.
A droite sur la photo, il d'agit de mon grand père JEAN-MARIE LE GALLO (en veston). Je pense qu'il était le capitaine. Son bateau à l'époque devait s'appeler "le petit mousse".
Mon grand père était né à SARZEAU dans le Morbihan et a époué ESTHER (Estelle) HERVEL à PIRIAC (2 cadres de leur mariage avec photos sur le port sont à la maison du Patrimoine.
Mon "pépé" était un homme extraordinaire aimé de tous, il est décédé en 1957 j'avais 10 ans: mon plus gros chagrin d'enfance.
Cordialement.
André LE GALLO.

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