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Jean-Pierre Branchereau : pêche au bar « ce n’est pas un problème de ressource c’est une décision politique »

Le maire de la Turballe a évoqué le problème des quotas de pêche au bar lors du conseil municipal de La Turballe qui s’est tenu hier soir. Il n’a pas mâché ses mots sur une décision qu’il juge « politique », « on a cédé devant les lobbying anglais »

L’Europe vient en effet d’interdire la pêche aux bars pour les pélagiques en Manche jusqu’à fin avril. Décision surprenante et sans doute politique car des marins d’Ifremer relataient il y a six mois « il y a des bars partout, lors d’une campagne à l’embouchure de la Tamise on marchait sur les bars». Isabelle Thomas députée européenne en charge de la pêche avait laissé entendre en mais 2014 à La Turballe qu’il fallait que les pêcheurs français « soient très mobilisés, ils ont un problème de représentativité à Bruxelles face aux ONG très présentes. On est là dans un rapport de force où les ONG font la pluie et le beau temps devant l’absence des pêcheurs. »
Pour se rabattre sur d’autres espèces comme le merlu vendu 2,20€ en criée au lieu de 7,50€ pour le bar, les pélagiques doivent changer de matériel (environ 25 000 euros). Une solution où les patrons pêcheurs doivent encore mettre la main à la poche dans des situations de trésorerie plus que difficiles.
20 bateaux sont concernés, plus 130 personnes et la criée par cette décision de l’Europe qui semble une nouvelle fois absurde par rapport à la ressource. « Nous Français, on est incapables de défendre notre pêche, dès demain des négociations ont lieu pour le retrait de certains bateaux, le bar que vous mangerez prochainement sera du bar d’élevage en provenance de Turquie » souligne le maire de La Turballe. Le Conseil tout entier va adresser une lettre officielle au ministre.

Conseil express

Le conseil a décidé de revoir les tarifs de la taxe de séjour par une simplification. Il y avait 17 taux avant, il n’y en aura plus que trois indique le maire. Cela devrait permettre de mieux collecter la taxe de séjour et d’affecter les nouvelles recettes à la promotion touristique. À titre indicatif,Le Croisic perçoit 160 000 € de taxe de séjour contre 55 000 à La Turballe. L’objectif pour la Ville est d’augmenter la recette, (au même niveau que celle du Croisic) et que cela puisse profiter à l’Office du tourisme. (Voir tarifs ci-dessous).

Le conseil a reçu les informations de la commission-marchés : analyse du marché par la CCI, questionnaire pendant la période touristique et a décidé de ne pas augmenter les tarifs pour les commerçants de l’intérieur et de baisser les prix pour l’extérieur afin d’inviter les camelots à venir plus nombreux. L’amélioration du parking est à l’étude ainsi que la communication et la signalétique autour du marché.

Auteur : JBR | 21/01/2015 | 2 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 29 janvier 2015 à 20h26 par JMT, La Turballe
La faute aux anglais ? pourquoi pas celle de Poutine... La méconnaissance de la filière mer disserté par le premier magistrat de la ville élu démocratiquement. No comment !!!
#2 - Le 24 février 2015 à 08h57 par JMT, La Turballe
Par ailleurs, les subventions vont être versées...

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