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Il n'y aura qu'une école privée à la rentrée 2014

1 + 1 ne font pas toujours 2. La preuve avec les écoles privées Saint-Anne et Saint-Pierre de Trescallan qui regroupées ne feront plus qu'une entité. Cette fusion rendue inévitable compte tenu de la baisse des effectifs de ces dernières années a mis un certain temps à se dessiner. La décision du comité diocésain de l'enseignement catholique ayant été entérinée le 8 octobre dernier, parents, enseignants et personnels préparent déjà la rentrée 2014.
Olivier Tardivel Directeur de l'école Sainte-Anne
Olivier Tardivel Directeur de l'école Sainte-Anne

Depuis plus de vingt ans, de nombreuses tentatives pour rapprocher les écoles Saint-Pierre et Sainte-Anne ont été entreprises. Toutes avaient échoué ; nombreux rendez-vous manqués entre les différents intervenants. Quant à la direction diocésaine, il semblerait qu'elle ait tardé à prendre la mesure du rapprochement des deux écoles. Pourtant, la commune de la Turballe présentait la particularité d'être la seule commune de Loire-Atlantique à posséder deux structures. Ce n'est qu'en 2010 et sous l'impulsion de Mgr James que le CODIEC* est entré dans une démarche prospective. Un des points soulevés a été de dire qu'une petite école, c'est beaucoup de charges de personnel pour le nombre d'élèves. À la rentrée, Sainte-Anne comptait 87 élèves avec cinq enseignants, tandis que l'on dénombrait 85 élèves à Saint-Pierre avec également cinq enseignants. Il faut savoir qu'en 2008, Sainte-Anne avait encore six classes. Si on établit aujourd'hui une moyenne, on s'aperçoit que celle-ci est d'un peu plus de 17 élèves par classe dans les deux structures. Pour Olivier Tardivel directeur de Sainte-Anne et candidat à la direction de l'établissement unique, il y avait urgence à faire évoluer une situation inquiétante : « Sur le plan des effectifs dans les classes, on est dans la limite basse. Parallèlement, à court terme on courait à la catastrophe avec l'éventualité de licenciement de personnel. Il a donc été décidé de fusionner ».

Vaste travail de concertation

Cela dit, avant d'en arriver là le CODIEC a dû entreprendre une longue démarche de consultation auprès des différentes parties concernées. Il a fallu notamment convaincre un certain nombre de vieilles familles turballaises qui ont accueilli ce projet avec beaucoup de tristesse. Saint-Pierre étant une école centenaire, une grosse part d'affectif a joué un rôle majeur. Et puis que deviendrait le bâtiment existant et classé monument historique, sachant qu'il représente dans l'esprit de beaucoup, une frange du patrimoine local ? Aujourd'hui, la question reste posée. Entre interrogations, suspicions, inquiétudes, le CODIEC a dû entreprendre un vaste travail de concertation, avant d'acter la décision de fusion. Pour ce faire, il est allé à maintes reprises à la rencontre du personnel, des représentants des parents d'élèves, des enseignants et des directeurs d'établissements et user de toute sa force de persuasion pour convaincre ses « ouailles ». Résultat, il a obtenu l'unanimité sur le fait de fusionner.

Quel lieu d'implantation ?

La question du lieu d'implantation de la « nouvelle école » restait pour sa part en suspens. À ce sujet, les avis étaient assez partagés. Finalement, le choix du site de l'école Sainte-Anne s'est imposé comme le plus adéquat. De part sa position géographique, et sa surface, l'emplacement de Sainte-Anne s'est avéré le plus judicieux, même si une extension semble inévitable pour accueillir la totalité des élèves (environ 170) et les six classes prévues. Dans la perspective de cette « nouvelle école », le CODIEC s'est également voulu rassurant affirmant que cela n'aurait aucune incidence sur les effectifs que ce soit pour les élèves ou les emplois de personnels qui seront maintenus. D'ores et déjà, un certain nombre de décisions vont être prises. Ainsi, à la rentrée 2012/2013, il n'y aura plus qu'un seul chef d'établissement pour les deux entités. Auparavant, et avant juin 2012 les deux OGEC seront dissoutes pour laisser place à une structure commune qui permettra en toute logique de faire régresser les frais de fonctionnement. Parmi les autres projets, Olivier Tardivel cite plusieurs axes : « Nous allons mettre en place un projet d'école commun, avec notamment une harmonisation des pratiques et des supports pédagogiques. La construction d'une ou deux classes est aussi à l'étude avec l'aide de l'ADDEC**».

Quel nom pour la nouvelle école ?

Cette petite révolution dans le microcosme Turballais semble aujourd'hui en bonne voie et se déroule sans heurts, ni rancunes. Rappelons toutefois, que ce projet de fusion avait échoué en 2003 à la dernière minute du fait de la direction diocésaine. Mais cette fois-ci, on nous affirme que c'est certain : « Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer ». Reste maintenant à donner un nom à cette nouvelle école et nul doute que les propositions ne manqueront pas.


*CODIEC Comité diocésain de l'enseignement catholique
 **ADDEC Alliance des directeurs et directrices de l'enseignement catholique
 

Auteur : YE | 28/01/2012 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 07 février 2012 à 19h36 par REMY, La Turballe
Enfin une bonne décision, qui met un terme à une "guerre des clochers" (au sens propre) qui durait depuis presque soixante ans. Guerre attisée des deux cotés par quelques irréductibles. Et il en est peut être parmi les anciens responsables OGEC ou APPEL ? Il est dommage que la seule raison de ce rapprochement soit liée à une baisse importante des effectifs.
Cette baisse des effectifs est la conséquence inéluctable de l'exode de nos jeunes vers les communes du rétro littoral, là ou les logements et les terrains sont plus accessibles. A qui la faute ?
A nos politiques (locaux) qui depuis vingt ans n’on rien vu venir. A ces hommes politiques qui aujourd’hui se débattent pour trouver du foncier accessible et font un peu de bruit pour faire croire qu’ils s’en occupent vraiment. Mais Monsieur le Maire… il est trop tard , le mal est fait.
Notre population vieillie à une vitesse exponentielle, nos jeunes s’en vont, nous accueillons des retraités (il en faut), la pyramide des âges
S’enfle par le haut, attention cela va exploser et ce n’est pas les quelques logements a venir pour les personnes âgées qui vont régler le problème qui nous pend au nez : la dépendance.

Mais je m’éloigne du sujet qui était le regroupement des deux écoles privées. Et si nous profitions de la possibilité de laisser des commentaires pour suggérer quelques noms ?.

Je proposerai, « L’Ecole des deux clochers », ça sonne bien et cela fera plaisir a tout le monde et rappellera le bon vieux temps

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