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Conseil Municipal René Leroux ne veut pas payer pour Guérande

Les nouvelles prises de compétences de Cap Atlantique ont suscité le débat hier au conseil municipal de La Turballe ou René Leroux a eu des mots très durs pour marquer son désaccord.

Le conseil municipal devait voter dans le cadre de la révision statutaire de Voir : http://www.media-web.fr/cap-atlantique-gagne-en-comp Cap Atlantique la prise de nouvelles compétences.

Seulement voilà, le maire de La Turballe dans un long réquisitoire s’est dit choqué par la méthode. Morceaux choisis : « Cap Atlantique a un fonctionnement qui me dépasse et est mené par deux communes La Baule et Guérande. à quelques semaines des élections il aurait été prudent que ce soient les nouveaux conseillers qui s’en préoccupent. » La principale compétence qui pose problème est celle de l’enseignement musical René Leroux y voit là une opération « cousue de fil blanc. » «  Concernant l’enseignement musical le but est de regonfler les écoles de musique de La Baule et Guérande. Cette école de musique est prévue pour aller au petit séminaire, ce sont toutes les communes qui vont payer pour le petit séminaire. 55 personnes vont devenir des employés de Cap Atlantique, il y a des choix que je n’aurai pas fait. Mon collègue de Guérande qui ne sera plus mon collègue l’an prochain a financé une étude 350 k€, après avoir acheté le petit séminaire, pour savoir ce qu’il allait en faire. Cap Atlantique annonce sur son site l’école de musique à Guérande, c’est un chèque en blanc on va tous payer les travaux. Comment on va financer 15 à 20 M€ de travaux alors qu’il n’y a pas un rond. On n’aura plus le droit de créer une école de musique chez nous précise René Leroux» .

Pour Christian Robin « on savait qu’un jour il y aurait des disproportions entre Guérande et La Baule par rapport aux petites communes ».

Très remonté René Leroux rappelle qu’il n’a pas participé à la rencontre entre Philippe Grosvalet et Christophe Priou pour que le conseil général rachète le petit séminaire qui coûte « 460 k€ de remboursements par an, je n’ai jamais donné d’avis favorable. » « Guérande n’a pas les moyens de faire quoi que ce soit du Petit séminaire je suis très interloqué par cette affaire, le maire de Guérande nous a laissé la criée du Croisic, en mars il ne sera plus maire de Guérande que va-t-on faire du Petit séminaire ? » Il cite Michel Rabreau et Jean-Pierre Dhonheur qui lui avaient dit « faut pas acheter le Petit séminaire ça va être un gouffre financier ».

Michel Thyboyeau : « je ne vois pas pourquoi on remet en cause Cap Atlantique on est bien content de les trouver pour traiter les déchets. Pour le Petit séminaire ce n’est pas à vous d’en parler ici, on est hors sujet ».

René Leroux : « vous auriez accepté que j’achète Pen Bron sans vous demander votre avis ? C’est toute l’interco qui va payer. Pour René Leroux on a « dépassé les limites de ce que devrait être une intercommunalité, Métaireau m’a écrit qu’il ne mettrait jamais l’éolien offshore à l’ordre du jour de Cap Atlantique parce qu’il y a des avis divergents ! »

Finalement après un long débat La Turballe a voté contre le transfert de l’enseignement musical, la création d’un service de vélo en libre-service (Vé’lib).

Le conseil a voté pour le PAPI Plan d’Action et de Préventions des Inondations, « la compétence eaux pluviales, la desserte numérique du territoire, le soutien aux communes pour l’accueil des gens du voyage. »

En début de conseil René Leroux a annoncé un emprunt de 2,9 M€ pour refinancer un emprunt structuré ou toxique. En effet la mairie de La Turballe avait contracté en 2008 en emprunt dit structuré ou toxique classé 3 E. (prêts « sensibles », classés 3E, 4E, 5E sur la charte Gissler ou classés « hors charte ».)
Face à un risque de dégradation du taux de 3,8 % à 7 ou 8 et 9 % dans 15 ans le maire a souhaité sécuriser la dette par remboursement par anticipation en réglant les pénalités de sortie de 250 k€. Il faut savoir que certaines communes se sont retrouvées avec des taux qui peuvent atteindre 19 %. Dans le cadre de La Turballe, les experts ont estimé que le coût du crédit aurait été de 5 M€. Avec le refinancement à taux fixe, il ne sera que de 4 M€. La SFIL Caisse Française de Financement Local permet actuellement de refinancer des produits structurés.
Alain Dubois de l’opposition a interpellé le maire « en fait vous financez un emprunt par un autre emprunt, c’est ça que vous appelez le désendettement ».   

En fin de conseil le maire a félicité les dirigeants et les joueurs du club de foot qui ont réalisé un exploit en battant Sainte-Luce-sur-Loire en coupe de France 5 buts à 4. « J’ai échappé à la douche » a conclu René Leroux.

 

Auteur : JBR | 02/10/2013 | 2 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 02 octobre 2013 à 20h48 par dubois, La Turballe
je souhaite réagir à votre commentaire sur le conseil municipal;j'ai suivi la discussion sur cap atlantique avec interet; mais il ne s'agissait que d'un commentaire n'ayant rien voir avec le poblème concerné; je partage en partie l'analyse de m Leroux, sur la cession du petit séminaire, à un détail près; où était le conseiller général du canton de guérande, le meme leroux lors de la discussion entre mrs grovallet et priou; comment a t'il pu être mis à l'écart d'un tel dossier par son ami politique socialiste grosvallet; c'est un constat d'impuissance terrible; aujourd'hui le maire de la Turballe joue les victimes devant payer la facture mais hier le conseiller général était bizarrement absent; il faudra bien qu'il réponde à cette question; j'en connais qui auraient démissionné pour moins que ça; en conclusion, celles et ceux qui ont voté leroux au conseil général en pensant qu'il serait une aide pour le canton, en sont pour leurs frais; le gros dossier du mandat a été raté voilà la vérité
#2 - Le 05 octobre 2013 à 13h22 par REMY, La Turballe
On sent dans les paroles de Monsieur ROBIN , l’expression d’un certain complexe d'infériorité par rapport aux "grosses communes " que sont Guérande et La Baule.

IL faut rappeler que la population de ces deux communes ne représentent que 45 % de la population de CAPA, les "petites communes" avec 60 % de représentants au conseil communautaire ont un véritable poids. A elles de s'entendre.

La seule chose que l'on pourrait reprocher aujourd’hui a cette institution, c’est qu’elle n’est pas issue du suffrage universel direct. De grands pans de la population (les oppositions locales) ne sont pas représentées .On ne peut pas sanctionner les élus actuels par le vote…dommage.
Gageons que cela change un jour, pour une meilleure démocratie.

A+

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